Tites histoires

Dimanche 4 mars 2007

L'HISTOIRE DU PETIT MOUCHOIR

Alors que le mouchoir était tout seul, au milieu de tous ses compagnons d'infortune dans la décharge municipale, au moment ou ce dernier allait se faire emporter par cet immense monstre de féraille jaune, qui avait déjà emmené son Ami le vieux coffre en bois de chêne, le gentil monsieur canapé qui était toujours là pour le réconforter, Madame la chaise à bascule aussi, celle qui leur racontait des tas d'histoires... et tous les autres...


Il y eu ce coup de vent, ce vent sauveur, qui avait choisie de l'enlever lui et pas un autre... il tente de sortir du pétrin ceux qu'il peut, mais malheureusement et il le sait, seuls ceux qui ne pèsent pas trop lourd peuvent un jour avoir cette chance, de se faire emporter par lui, loin de ce lieu de mise à mort.


D'autres sauveurs parfois viennent et embarquent Madame la table, une famille entière de cinq chaises échappe ainsi à une mort certaine, Mademoiselle la brouette fût ainsi un jour sauvé par un vieux monsieur, elle allait reprendre du service surement repeinte à neuf, une nouvelle carrière commençait alors pour elle !!


Un jour, ce fût donc le tour du petit mouchoir que le vent sauveur était venu chercher après qu'il ai atterrie dans cette décharge municipale. Oublié pour un autre plus jolie, plus doux et plus neuf, par celui qui il le pensait ne l'abandonnerait jamais, ce petit garçon qui s'appellait Romain. Il a fini d'abord dans un tiroir, tout au fond, bien caché, presque oublié.


Puis un jour sa maman lui a demandé s'il voulait le garder, ce mouchoir oublié qui semblait si vieux alors qu'il n'en était rien. Le petit garçon fit "non " de la tête, et là tout s'écroula pour le petit mouchoir, et toutes ses années alors ? il avait été là lorsque le petit garçon pleurait à chaude larmes, pour le réconforter, un temps soit peu l'apaiser, dès qu'il le pouvait et sans rien demander en retour si ce n'est que le petit garçon aille mieux après.


La maman du petit garçon le jeta alors à la poubelle comme l'on jète une chose qui nous dérange, une chose qui ne sert plus à rien, qui à fait son temps.


Dans le grand sac poubelle, il se senti à l'étroit, il pleura de se voire ainsi réduit à cela, de finir sa vie loin de celui qui l'avait adopté quelques années plus tôt. Toutes ces peines combattues ensemble, toutes ces victoires ne comptent donc plus ? Au milieu des assiettes en cartons, des clous rouillées, des bouteilles d'eau condamnées à n'avoir qu'une vie éphémère, il s'en allait vers un nouveau monde.


Il atterrie ainsi dans la décharge municipale de la ville, rencontrant d'autres compagnons, certains si abîmés, si malades qu'il ne répondaient pas lorsque le mouchoir tentait d'engager la conversation. Comme ce lit, qui n'avait plus que 3 pieds, sa tête en métal forgé couleur dorée qui avait perdu de son éclat, il était aujourd'hui un laissé pour compte, attendant sa fin, remplacé par un autre.


Ici, chacun à son histoire qui lui est propre, cette décharge municipale, c'est le grand débarras de ceux que l'on remplace sans vergogne, sans se poser de questions, pour les remplacer par des choses plus neuves, plus solides... On oublie ceux qui ont perdu de leur éclat, de leur efficacitée, de leur solidité, on les range ici, dans ce grand débarras à ciel ouvert, au milieu des intempéries, loin des villes et des habitations, loin de ceux qui les accompagnaient un temps durant pour mieux s'en débarrasser ensuite. Le grand débarras de la vie et des injustices, c'est ici.


Et aujourd'hui, le petit mouchoir à été emporté par le vent sauveur, il s'en est allé loin de la décharge municipale, loin de ce petit garçon qui l'a oublié, il a atterrie dans un parc ou un jardin, il ne sait pas trop, accroché à la branche d'un jeune boulleau. Puis un jeune garçon la vu et sous la forme d'un défi lancé face à ses copains, est venu le chercher tout là-haut, l'a libéré de cette branche et l'a emportée loin de ce boulleau sans paroles.


Aujourd'hui, il coule des jours heureux avec ce même petit garçon, qui prend soin de lui, le petit mouchoir à retrouvé sa douceur d'antan, il a arrêté de pleurer, et il vit sa vie ailleurs et il se porte bien.

Par Miss Terre
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Dimanche 4 mars 2007

L'OURS DE TON ENFANCE

Depuis ce jour
Il ne t'a plus jamais quitté
Il est arrivé un jour dans ta vie
Lorsque tu étais encore petit

En proie à un gros chagrin
Le pouce dans la bouche
Tu le tenais dans ton autre main
Fermement... ses pattes trainant à terre

Il était là, t'accompagnant à chaque instant
Dormant avec toi
Sa présence te rassurait
Quand au dehors l'orage grondait

Parfois, dans le noir
Tu semblais le voire s'animer
Du haut de la grande armoire
Vouloir te parler

Lorsque tu sentais la tristesse envahir ton coeur
Un seule regard sur lui suffisait
Et tu oubliais le temps d'un instant
Ce monde remplie de vieux enfants

Ces gens qui hurlent
Ces autres qui se chamaillent
Ces gens qui ne t'écoutent pas
Qui ne te comprennent pas

Mais... il était là
Lui et toute sa magie enfantine
Comme une douce lumière
Réchauffant ton jeune esprit

Puis un jour, tu as regardé derrière toi
Il était toujours là
Sur cette grande armoire
Semblant vouloir te parler

Ce compagnon de ton enfance
Ce souvenir indescriptible d'une période révolue
... A jamais ancré dans ta mémoire

... heureusement qu'il était là...

Par Miss Terre
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Dimanche 20 janvier 2008

Un courant froid, qui se trimballe, branle ballant, traversant l'océan, scrutant tous ces gens. Il avance ainsi, s'envolant avec son ami le vent. Il admire le soleil aux teintes si brulantes. Ce Roi bouillant, surplombant la Terre, source de Vie et de lumière... Il est si fier. Le courant froid avance toujours, recherchant son contraire, sa moitié... il l'appelle à en crier, à en hurler, à faire vibrer les vitres des grattes ciel de la civilisation terrienne, il s'engouffre entre les buildings, cheminant et zigzaguant, tel un serpent.

 

Le courant chaud, arrive des terres arides et dépeuplées, il fait tourbilloner le sable, secouer les feuilles des palmiers. Il heurte la peau sensible des vacanciers, il jaunie les champs de maïs et les plaines verdoyantes habitées. Il est Ami avec cet astre qui lui ressemble par sa chaleur, ce Roi soleil qui du haut de son perchoir veille. Puis, loin des mondes inhabités, il arrive à destination, dans un pays, dans ce couloir d'enfantement. Il avance toujours, jusqu' à son point de non-retour.

 

C'est alors que les deux courants se rejoignent, deux contraires, deux opposés, qui se complètent. Dans cette terre d'enchantement, leur union se consume inexorablement. Les nuages y sont conviés, formant un plafond épais et inquiétant, la masse se mélange... L'enfant va être enfanté... dans une pénombre inquiétante et déroutante.

 

 

Il pointe le bout de son nez, voulant toucher le sol... Il est un tourbillon, noir et violent. Un concentré des deux courants, il est leur enfant. Et il avance, grossissant, masse imposante. Un mastodonte devant lequel on fuit, une force de la nature qui ravage tout sur son passage dans un couloir. Il est le Roi furtif d'un passage éclair sur la Terre, comme le soleil reste le Roi du ciel. Passage bref mais intense, enfant violent...

 

 

 

Un entonnoir d'une force prodigieuse et effrayante... Il est l'enfant des airs, l'enfant des deux courants...

 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/tornade/video/xq94g_tornade_shortfilms

 

Par Miss Terre
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Mardi 1 juillet 2008
Mange-moi, mange-moi !!

C'est de cette manière que m'appellait ce lot de deux patisserie, dans le rayon frais du SuperU du coin. Comment résister à un tel appel ? L'auteur de cet appel, c'était lui, ce choux à la crème... avec son air ravageur, et sa prestance indémodable.


Ah ça c'est sûr, il était beau le bougre !! Et il le savait... Mais savait-il que sa fin était déjà toute tracée ? Sa vie n'était qu'éphémère, en effet. Mais lui pensait bien naïvement qu'il était un modèle d'exposition, et fallait-il qu'il soit bien narcissique pour aimer cela !!


Dans sa jolie robe blanche éclatante, il faisait son fier, son chapeau bien assortie lui donnait un air hautain. Il fût heureux que je le choisisse, l'emportant vers son avenir, comblant ma faim. Mon trophée sous forme d'un dessert auquel je ne peux pas résister : Le choux à la crème chantilly de SuperU.


Il arriva chez moi, inquiet d'être dans ce drôle de sac, le trajet balançant furieusement ma proie. Lorsqu'il retrouva l'air libre, il fût heureux, enfin un chez lui !! Puis il me vit regarder la télé, mettre son comparse salé, la steack hâché dans la poêle, avec une miette de beurre, puis toutes ses pâtes qui faisaient le grand plongeon dans la casserole d'eau bouillante. On se serait cru à la piscine !!


Puis, il me vit faire la vaisselle, tout le monde au bain !!

- " Et moi pensa t'il !! "


Je me préparai un thé, puis j'ouvris la boîte en plastique transparant du choux chantilly. Je le mis précautionneusement dans une assiette. Et je l'emportai avec moi, dans la petite assiette rose.


- " Ouais, je vais me ballader !! " pensa t-il

Mais s'il savait seulement où !! j'attendais que le thé refroidisse, puis une fois que ce fût bon, j'enlevai le chapeau du choux chantilly.


- " Oh, elle me déshabille pensa t-il heureux !! "

Puis voyant que j'approchais mes lèvres, il fût heureux aussi parce qu'il allait recevoir là son tout premier baiser. Comme c'est romantique tout ça pour un petit choux chantilly tout de même. Puis en fait il se rendit vite compte que mon but était bel et bien de le manger.

Il sût que ce n'était pas qu'une simple expression que de " se faire dévorer tout cru ".


C'était l'histoire du choux chantilly de SuperU.
Par Miss Terre
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