Chapitre 1

Publié le par Miss Terre

Chapitre n°1

NAISSANCES

 

Dans la contrée de Yeulle... dans une maison isolée au milieu de la forêt de Stonyshamrock...

 Une femme hurlait de douleur, la respiration haletante... une autre femme était à ses côtés.

- « Allez, poussez, je vois la tête, courage !! Il arrive, oui, c’est bien... «

Les cris d’un enfant vinrent percer le silence d’une nuit sans lune . Là-bas, dans les bois et au milieu des ténèbres, une femme venait de perdre la vie en mettant au monde un jeune enfant. C’était un garçon. L’accouchement s’était déroulé d’une manière douleureuse et violente, laissant orphelin le petit garçon... La femme s’empressa d’aller nettoyer le nourrisson.

 

Elle pris un linge propre, qu’elle humidifia. Alors qu’elle nettoyait la peau de l’enfant, son regard se posa sur une marque, légèrement grise nichée en haut de son torse, près de l’épaule gauche.

 

- « Qu’est ce donc ceci ? « s’interrogea t’elle tout haut... Elle nettoya un peu... « mais... C’est la marque de... « Elle resta pétrifiée, les yeux écarquillés de terreur et reculant de trois pas...

 

Alors que le soleil n’allait plus tarder à se lever, la femme pris l’enfant, qu’elle envelloppa dans des langes et s’enfuit en courant de la maisonnette, le bébé dans les bras.

- « Je dois le mettre en lieu sûr... « pensa t’elle alors qu’elle courait... le souffle commençait à lui manquer, elle devait faire une pause, elle stoppa donc sa course et alla s’adosser contre une vieil arbre qui semblait n’avoir pas moins de cent ans d’âge. De sa main, elle écarta légèrement la couverture, le bébé lui offrit un sourire, elle lui carressa doucement la joue avec son index...

- « Mon pauvre petit, tu viens à peine d’arriver dans ce monde, que quelqu’un peut venir t’ôter la vie... Je vais t’emmener en lieu sûr, là où tu ne craindras jamais rien... «

Elle se releva, puis entama à nouveau un long chemin, en direction de la Vallée d’ore, de l’autre côté des collines.

 

 

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 4 ans plus tôt... au même endroit

- « Maman, maman, s’il te plaît, non, non !! Rendez moi mon enfant !! Papa, les laisse pas faire s’il te plaît, je t’en prie, rendez moi ma fille !! «

- « Ce bébé est l’oeuvre du diable Liame, si tu la gardes, nous mourrons tous, nous devons nous en débarasser... et MAINTENANT !! « dit-il sur un ton ferme.

- « Oh non, maman s’il te plaît, noooooooooooooon !!!! « hurla t’elle, et elle s’effondra en larme, envahit par des spasmes musculaires et des hocquettements de douleur devant des gens qui allait lui enlever sa propre fille, qu’elle venait de mettre au monde... Cet enfant, qu’elle avait enfanté avec un homme qui fût brûlé vif, après avoir été accusé de sorcellerie devant la cour royale... cet homme qu’elle avait aimé comme personne, qu’elle avait défendu jusqu’a en perdre son propre déshonneur...

 Liame regarda son père emmener l’enfant, envellopé dans une petite couverture couleur lila...

- « Oh maman, maman... « sanglota t-elle

- « Ma chérie «, fit sa mère qui pris doucement la tête de sa fille et la mis sur ses genous... « Pleure mon enfant, pleure toutes les larmes de ton corps, il n’est jamais facile de se séparer ainsi d’un enfant... « elle aussi avait le coeur lourd, mais elle retenait ses larmes, car elle se montrait forte devant sa fille... ils avaient été prié d’agir ainsi, une fois que l’enfant serait née sous peine de quoi toute la famille risquait elle aussi le bûché...

- « Que vont-il faire d’elle ? « interrogea t’elle.

- « Fais confiance à ton père ma chérie... « la rassura t’elle avec un léger sourire.

A cet instant, Liame compris que son père n’allait pas ôter la vie de l’enfant, mais le faire croire et la mettre en lieu sûre.

 

 

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22 ans plus tard, dans la Vallée d’ore... tôt le matin,

- « Paros !! Paros !! J’arrive !! Wouhoooouuuuu !!!!!!!!!! «

Un jeune garçon courait en direction des écuries avec une fougue et une bonne humeur qui faisait sourire les villageoix qu’il croisait.

- « Hey, Tigalanar, que t’arrive t’il qui te mette autant de bonne humeur ? et où coures tu comme ça ? « Lui cria Taryle, un de ses grands copains.

- « Phylème est en train de mettre bas, Paros m’a fait appelé, le poulain qui va naître m’appartiendra, et je veux assister à la naissance !! Wouhouuuuuuuuuuuuuuu !! « Il fit un bond de joie, et continua sa course tout en poussant des cris stridents.

 

Il arriva, le souffle court...

- « Paros !! J’arrive !! « Il se précipita en direction d’un petit attroupement des membres de l’écurie, tout au fond du bâtiment !!

- « Tigalanar !! Te voilà, il arrive, regarde !! « Lui dit Paros emerveillé. Tigalanar se pencha, et effectivement, l’on pouvait voire à moitié sortie déjà, un jeune poulain... Son pelage serait blanc, d’un blanc immaculé même.

 

La jument Phylème qui mettait bas, appartenait à Paros lui même, elle était une des plus rapide et des plus belle de toute l’écurie. Tigalanar, qui rêvait d’avoir sa propre monture en avait un jour parlé à Paros, qui en échange d’un travail régulier aux écuries pendant un certain temps, était prêt à lui en offrir une en échange de ce travail. Tigalanar avait sauté sur l’occasion qui se présentait à lui, et aujourd’hui enfin venait le jour tant attendu.

- « c’est une pouliche !! « fit remarqué un membre de l’écurie !! Tu as choisie un nom pour elle Tigalanar ? «

- « Une pouliche !! « Il se mit les doigts au menton comme s’il réfléchissait. « Hmm, je vais réfléchir, il est vrai que je n’ai choisie des noms que pour un cheval de sexe masculin. «

 - « Tu as vu son pelage, il est si blanc... «

 La pouliche sorti complètement, devant un public émue devant ce miracle de la vie...

Tigalanar s’approcha, et contempla le frêle animal à qui il offrit des caresses en guise de bienvenue, ce compagnon qui allait l’accompagné pendant des années durant, et qu’il décida de nommé Alavie, comme un hommage.

 

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 1 an plus tard, dans la forêt de Stonyshamrock...

Une jeune fille au teint pâle et aux cheveux longs et bruns marchait dans la forêt, se perdant au travers des feuilles et serpentant autour des grand arbres millènaires. Elle s’arrêta un instant, tendant l’oreille. Son regard se fît plus dur... et elle semblait intriguée.

- « il m’a semblé entendre un gémissement... « en fait, elle ressentait les choses bien plus qu’elle ne les entendait. Un animal appelait à l’aide... elle le savait.

- « Où te caches tu donc... ? « pensa t’elle... Elle stoppa sa marche encore une fois et ferma les yeux un instant... « la cascade... cet animal se trouve à la cascade !! « Puis elle se mit à courir sur sa droite, dans la direction de celle-ci.

Le bruit de l’eau qui se faisait de plus en plus proche, lui indiquait qu’elle touchait au but... elle repoussa de ses bras fougères et branches d’arbres qui ralentissait sa course, puis elle fût soudain éblouie par le soleil qui s’invitait pleinement dans la clairière. Elle attendit un moment, le temps que ses yeux s’habituent au soleil.

Puis elle continua sa folle course, elle avait maintenant repéré l’endroit d’où provenaient les appels.

- « J’arrive !! « elle se dirigea vers un buisson et effectivement, derrière se trouvait une jeune biche, mal en point... en regardant de plus près, elle se rendit compte qu’elle était entrain de mettre au monde un petit faon, il était déjà à moitié sortit.

- « Oh mon dieu... Allez ma belle, pousse !!! « l’encouragea t’elle.

Mais avant que le travail ne se termine complètement, la biche rendit son dernier souffle, heureusement, la tête du petit faon était déjà sortit et Kaënaleen, décida avec témérité de finir de mettre au monde le nouveau né, qui ne demandait qu’à sortir.

 

Après maintes efforts, elle y réussit, essoufflée mais heureuse, elle finie assise sur le sol et riant à moitié. Elle entreprit d’aller le voire le petit faon, puis elle se rendit compte que son pelage n’avait pas la couleur conventionnelle comme tous ceux de son éspèce. Derrière les tâches qu’avaient laissé l’accouchement sur son pelage, elle pouvait y distinguer un pelage anormalement blanc... Un magnifique pelage blanc...

Elle écarquilla les yeux, puis sourit emerveillée puis lui parla.

- « Comme tu es magnifique !! « s’emerveilla t-elle, « Je vais te ramener avec moi, tu viens à peine d’entrer en ce monde et tu n’as déjà plus de mère... « Son regard se tourna vers le corps sans vie de la biche qui reposait inerte au milieu de la clairière ensoleillée.

 

 

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 À Edeven, 1 an plus tard...

- « Bon Tigalanar, tu te dépêches !! Tu te souviens que c’est aujourd’hui n’est-ce pas, tu n’as pas pu oublier une chose pareil !! « Hurla Taryle.

- « Grrrrrrrrr, tu m’énerves, alors ça, je t’assure que tu vas la payer !!! « Râla Tigalanar, qui bondit de son lit un oreiller à la main, qu’il lança en direction de Taryle, qui fût assez rapide pour fermer la porte à temps avant de le recevoir en pleine figure.

Il s’en alla en courant et en riant de bon coeur et lui retorqua.

- « Tu me le fera payer lorsque tu auras vraiment ton titre de Chevalier !! Allez à tout à l’heure !! «

Tigalanar se leva, le sourire aux lèvres. Effectivement, c’était aujourd’hui qu’il serait officiellement reconnu Chevalier, après un long apprentissage de cinq années. La journée s’annonçait radieuse.

Il se prépara donc, il enfila tout l’attirail que tout chevalier qui se respecte doit avoir. Le pantalon, les bottes, la chemise, la cote de maille, la ceinture avec l’emblème, le fourreau et bien évidemment l’épée. Il était fin prêt pour ce jour qui resterait à jamais graver dans sa mémoire.

 

- « Tigalanar est-il descendu ? « demanda Paros.

Paros attendait celui qu’il considérait comme son fils, ce bébé que sa femme lui avait alors ramené une nuit sans lune... Ce jeune garçon devenu un homme et qui porterait bientôt le titre de chevalier. Il avait décidé de lui faire un présent, de lui offrir quelque chose de particulier.

- « je suis là Paros !! « Dit Tigalanar avec un large sourire.

- « Alors, tu es prêt pour ce grand jour ? pas trop stressé ? «

- « un peu, je dois l’avouer. « Dit-il en baissant les yeux. « mais j’attend ce jour depuis si longtemps !! «

- « peux-tu m’accompagner, j’ai quelque chose pour toi. « Paros lui fit signe de le suivre avec son index. Tigalanar s’exécuta. Il arrivèrent dans le bureau de Paros, ce dernier se dirigea vers un vieux coffre en bois, qu’il ouvra à l’aide d’une clef. il en sortie un paquet de taille moyenne et le tendit au jeune garçon. « J’ai toujours voulu attendre ce jour pour t’offrir ce présent. Ouvre le «

Tigalanar ouvrit doucement le paquet... cela semblait être un vêtement.

- « déplit le « sourit Paros

lentement, ce présent se révéla aux yeux interloqués et ému du futur chevalier... C’était une cape, d’un magnifique tissus blanc et soyeux, avec au niveau du col et faisant office de bouton, l’emblème de la famille...

- « Mais c’est... « Il ne pu rien dire d’autre qu’il pris Paros dans ses bras, le serrant avec affection « merci, merci, merci !! «

Paros lui rendit son étreinte et murmura les yeux noyée dans des larmes d’émotions « mon fis... un chevalier est né aujourd’hui. «

 

 

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2 ans plus tôt, dans le village d’Ystire, au milieu de la forêt de Stonyshamrock

Kaënaleen vêtue d’une longue robe parme au larges manches sertie de coutures dorées souriait doucement... Alors qu’elle semblait avoir l’esprit ailleurs, une voix vint la sortir de sa torpeur.

- « Kaënaleen, et bien alors tu sembles ne pas être là... quelque chose ne va pas ? «

- « Oh, non Geeline. je réfléchissais... « dit-elle...

 

- « Je viens t’apporter quelque chose... tiens !! « Elle lui tendit timidement un petit coussin de soie rouge, sur lequel reposait un magnifique diadème, qui était destiné à se porter au niveau de front qui formait un « V «, et qui se terminait par une petit pierre de forme ovale de couleur dorée.

Kaënaleen écarquilla les yeux d’émerveillement.

- « Oh mon dieu, mais... il est magnifique... « dit-elle tout en avançant ses fines mains vers le présent... Il était de couleur argenté.

- « Je l’ai fais faire pour toi Kaënaleen, pour ce jour, pour cette cérémonie... il est unique et il a été conçu spécialement pour toi, personne d’autre ne peut le porter. «

Kaënaleen écoutait Geeline, son Maître et sa confidente, celle qui lui avait apprit pendant des années à manier la magie et à dévelloper ses dons... Puis elle lui sauta dans les bras, ne pouvant retenir ses larmes d’émotions...

- « Merci, merci... « elle ressera son étreinte.

- « Et si tu l’essayais, attend assied toi, je vais te le mettre. «

Elle s’installèrent devant la glace, puis Geeline pris le diadème, et l’enfila sur le front de la jeune fille...

- « Il te va à merveille, regarde toi... «

Kaënaleen contempla son visage pâle... Enfin, le jour qu’elle attendait depuis tant de temps arrivait, elle allait enfin obtenir le titre de Magicienne... Un sourire vint illuminer son visage.

- « Merci encore dit-elle «

- « Allez, maintenant, trève de bavardage, il est temps d’y aller !! Allez zou !! «

Kaënaleen partie en direction de l’endroit qui allait faire d’elle officiellement une magicienne, une vraie, et elle se plaisait à voire cela comme étant une nouvelle naissance.

 

 

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 En des temps très lointains...

Une jeune biche frolait de ses sabots le sols sec et terreux, d’un pays au ciel anormalement doré... Elle fuyait ces hommes, qu’elle entendait crier derrière elle... cette biche, si convoitée avait une chose précieuse, une particularité qui faisait d’elle un animal unique. Sur le haut de son visage, bien ancré au milieu de ses deux oreilles, une petite corne couleur or pointait doucement. Ainsi se présentait l’objet de la convoitise de ses chasseurs.

Elle pénértra dans la forêt. Derrière elle, les hommes hurlaient, ils étaient des milliers.

De l’autre côté des collines, une immense roue tournait, imposante et génératrice d’une étrange force... Près d’elle un homme priait tandis qu’un autre avait son regard posé vers le centre de cette roue. Dans son regard, l’on pouvait y lire la terreur.

La roue tournait... mais elle semblait ralentir son allure... en même temps, la biche ralentissait sa course elle aussi, une flèche venait de se loger sur son flanc gauche... du sang coulait, imbibant son magnifique pelage blanc de son propre sang... Elle voyait trouble, elle fatiguait...

Derrière elle, ses poursuivants gagnaient du terrain, il leur fallait cet animal. Une seconde flèche vient meutrir sa patte avant droite... À bout de souffle, elle vacilla, les hommes se rapprochaient...

L’homme qui priait près de la roue poussa un léger cri...

À moins d’un mètre du petit cervidé, un homme apparut, et planta un tranchant bout de bois au niveau de son coeur... Sa respiration fut haletante un léger instant, puis ses yeux se révulsèrent, elle venait de rendre son dernier souffle.

De l’autre côté des collines, la roue stoppa net, à l’instant même où le coeur de la biche au pelage blanc cessa de battre.

Les hommes, sans aucun scrupules, coupèrent la petite corne, qu’ils mettèrent dans une bourse, ils partirent en courant, laissant choire, au milieu de la forêt le cadavre du petit cervidé au pelage blanc, et l’ayant dépouillée de son trésor, la corne dorée.

Mais le mal était fait. La petite biche ayant rendu son dernier souffle, la roue était maintenant immobile... La première étant liée à la seconde, les hommes en otant la vie de l’une, venait sans le savoir de déclencher un formidable cataclysme...

La Roue du temps fût conçu par des Magiciens, par ces hommes et ces femmes dotés de dons que la nature à bien voulu leur offrir. Elle fût créé pour protéger le pays d’un boulversement qui dit-on est amené à se répéter... Car les hommes sont amenés à reproduire sans cesse les mêmes erreurs que leurs aïeux... La petite biche, animal céleste et fragile ramenée du monde des Espérances naquit au moment même où la Roue fût achevée et commenca à tourner.

Ainsi représentait-elle la vie qui habitait cette Roue, car aussi matériel semblait t-elle, créée par des Magiciens, ils lui firent don d’un souffle de vie, elle pouvait penser, réfléchir, pleurer, rire, elle vivait au travers de la petite biche à la corne d’or.

Mais la flamme qui animait sa vie s'étant éteinte, la protection qu’elle offrait au pays tout entier, n’existait plus... sa mort, annonçait donc l’arrivée imminente d’un changement, la naissance d’une nouvelle ère offerte à tous les vices et à toutes les créatures n’ayant pour desseins que la haine et la destruction...

 

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Mia 04/03/2007 21:45

COURAGE :D
Le début est prometteur :D